Quelques minutes après le crash, avant l'arrivée des premiers camions de pompiers sur le site depuis le centre de secours d'Arlington, une explosion s'est produite.
Cette explosion pourrait être due à la présence d'aluminium très chaud et d'eau. Dans une fonderie d'aluminium, le danger principal lorsqu'on coule est que de l'eau est projetée sur les billettes ou lingots pour les refroidir. Cette eau ne réagit pas avec la peau extérieure solidifiée des billettes ou des lingots, la partie centrale étant encore en fusion. Si la vitesse de coulée est trop importante (vitesse de descente), cette peau peut se déchirer et l'eau se trouvée projetée sur de l'aluminium en fusion. Dans ce cas, une réaction chimique violente se produit, transformant l'aluminium en alumine et produisant de l'hydrogène. Si cela se produit, la fonderie est normalement détruite. La réaction chimique qui se produit est :

Aluminimu-fondu + eau ==> Alumine + Hydrogène + Chaleur

L'hypothèse, au sujet de cette seconde explosion après le crash du Pentagone, est que le système Sprinkler du bâtiment a rempli son office. Le crash et la combustion du kérozène contenu dans l'avion ont élevé rapidement la température, déclenchant les embouts de projection sensibles à la chaleur, ce qui a eu pour effet de projeter de l'eau. Il est connu que projeter de l'eau sur un feu d'hydrocarbures n'est pas une bonne solution pour l'éteindre. Si, en plus, une masse très importante d'alliages d'aluminium se trouve chauffée à près de 800C (température de combustion du kérozène), la réaction violente de l'aluminium avec l'eau se produit. Ceci aurait pu aider l'incendie à se propager dans le bâtiment.

Voir des détails techniques sur [1] section 7, ou [2].

Il y a même pire. Du fait qu'une quantité importante d'hydrogène est produite, si les conditions ne permettent pas à cet hydrogène de brûler, parce que l'incendie est en manque d'oxygène (cas fréquent dans les feux à l'intérieur des bâtiments), cet hydrogène peut s'échapper. Il est possible que cet hydrogène ait trouvé un chemin (escalier, ...) pour arriver au premier étage : l'hydrogène est en effet un gaz très léger. Il aurait pu se former une poche d'hydrogène sous un plafond, par exemple protégée des flammes par un faux plafond. Lorsque cette poche d'hydrogène, probablement mélangé à de l'air, a été atteinte par les flammes, elle a explosé. La photo ci-dessous montre cette explosion qui semble provenir du premier étage du bâtiment.

2nd explosion

Parmi les autres conséquences de cette violente réaction de l'aluminium avec l'eau, on peut citer les faits suivants :

Bien que cela ne soit pas le sujet de ce site web, il serait intéressant d'analyser les crashes du World Trade Center et les incendies qui ont suivi avec tout ceci à l'esprit : cela pourait donner des explications aux très hautes températures qui semblent avoir fait fondre certaines structures en acier des tours et les ont amené à s'effondrer. De telles accumulations de mélange hydrogène / air auraient pu se produire aussi, notamment dans les noyaux centraux (cages d'escalier, gaines d'ascenseurs) et leur explosion déclencher l'effondrement des tours.

En conclusion, un système automatique de protection contre l'incendie par projection d'eau n'est certainement pas la solution appropriée pour protéger un bâtiment contre une attaque par un avion de ligne : cela renforce les effets destructeurs. Ben Laden et ses sbires n'avaient sans doute pas prévu cela...


J'ai reçu un email avec une théorie intéressante :

Il y avait des travaux au Pentagon le 11 septembre. Il est possible qu'à un endroit particulier, apparemment au premier étage, il y ait eu un poste à souder, comme un chalumeau à oxygène - acétylène. La bouteille en acier d'acétylène aurait pu exploser après quelques minutes d'exposition à l'incendie, donnant la déflagration visible sur l'image que vous présentez sur votre site, qui semble avoir une origine bien localisée dans le bâtiment. Si ce n'est pas de l'acétylène, ce pourrait être l'explosion d'une bouteille de butane ou de propane utilisée dans un tel équipement.

J'admets que cette théorie est réaliste. J'ai personnellement assisté à l'incendie d'un bâtiment dans lequel il y avait des bombes de peinture. Lorsque la température de ces bombes a atteint une certaine valeur, elles ont toutes explosé l'une après l'autre à grand fracas, faisant dire aux badauds qu'il y avait des explosifs à l'intérieur du bâtiment !


J'ai eu des remarques intéressantes de personnes connaissant la chimie, dont Michael Elliott, qui ont discuté des bilans de masse des réactions. Tout d'abord, écrisons en langage technique, pour ceux qui peuvent lire les équations chimiques :

2 Al + 6 (H2O) ==> 2 (Al(OH)3) + 3 H2 + Chaleur
ou, autre réaction
2 Al + 3 (H2O) ==> Al2O3 + 3 H2 + Chaleur

Ce sont les équations brutes. 2 Al pèsent 26 and 6 H2O pèsent 60 (grammes / moles...) ce qui peut être résumé en disant que 60 litres d'eau réagissent avec 26 kg d'aluminium dans la première équation. La seconde réaction nécessite deux fois moins d'eau. Mais les choses sont plus compliquées puisque l'hydrogène produit dans ces réactions se recombine partiellement en eau, en brûlant dans l'air ambiant :

2 H2 + O2 ==> 2 (H2O) + Chaleur

Et de même le kérozène, brûlant dans l'air ambiant :

2(Cp H2p+2) + (3p+1) O2 ==> 2p (CO2) + (2p+2)(H2O) + Chaleur

J'espère ne pas faire de bétise en écrivant que pour les carburants d'aviation, p est voisin de 10. Les spécialistes, svp, corrigez si c'est faux :)
Donc à la fois la combustion de l'hydrogène et celle du kérozène produisent de l'eau, qui se recombine avec l'aluminium. L'explosion au premier étage indique que le feu (kérozène, hydrogène et divers matériaux inflammables) était en manque d'oxygène et que donc de l'hydrogène pouvait s'échapper. C'est quelque chose de courant pour les feux à l'intérieur de bâtiments. On peut donc supposer, en conséquence, pour calculer la possibilité de faire disparaître la plus grande partie des matérériaux à base d'aluminium de l'avion, que 5O% de l'eau de la réaction est amené par le système sprinkler, et les 50% restants proviennent de la combustion de l'hydrogène et des kérozènes : c'est purement arbitraire, mais il faut bien faire une hypothèse pour calculer des ordres de grandeur. Supposont que 60 l d'eau déversés par un sprinkler peuvent se combiner, avec l'eau produite localement, pour réagir avec 50 kg d'aluminium.

Dans ces conditions, si une sortie de sprinkler peut déverser 6O l/mn d'eau, cela signifie que 50 kg d'aluminium peuvent être transformés en alumine dans le voisinage de cette sortie. Si le feu dure 30 mn, cette sortie de sprinkler permettra de transformer 1,5 tonne d'aluminium en alumine dans son voisinage. S'il y a 50 sorties de sprinkler actives dans la zone où les débris de l'avion sont dispersés (sans compter l'eau provenant de tuyaux brisés et l'eau projetée par les pompiers), 75 tonnes d'aluminium peuvent être transformés en alumine et ne pas figurer ultérieurement dans les débris solides sortis du bâtiment. C'est plus qu'un Boeing 757 n'en contient. Le processus total nécessite 3 mètres cube d'eau par minute, et un total de 90 mètres cubes d'eau.

Il faudrait affiner ces chiffres, mais il semble, à première vue, qu'une bonne partie de l'aluminium contenu dans un avion de ligne, comme un 757, pourrait disparaître en 30 mn dans l'incendie du bâtiment, si 90 mètres cubes d'eau peuvent être déversés par le système sprinkler durant ce laps de temps, ce qui semble raisonnable mais devrait être vérifié par des spécialistes de ce type d'équipement, le reste de l'eau nécessaire à la réaction provenant de la combustion du kérozène, de l'hydrogène, et aussi des lances à incendie des pompiers.

Ecouter l'interview du chef des pompiers d'Arlington Ed Plaugher, en anglais en real audio, sur le site de "Digipresse".

Lire le rapport Munters pour avoir une idée de la quantité d'eau qui se trouvait dans le Pentagone.


J'ai pu lire, ici ou là sur le web, de violentes attaques contre cette théorie de la combustion de l'aluminium. Je reconnais que je ne suis pas ingénieur chimiste. Mais le fait est que j'ai travaillé, il y a de nombreuses années, dans des usines de production d'aluminium. Une en France (Pechiney, Noguères), une aux USA (Eastalco, Frederick, Md). J'ai parlé plusieur fois avec des personnes travaillant dans ces entreprises de la réactivité de l'aluminium avec l'eau. Je me rappelle encore, alors que je visitais les hauts de la fonderie, à Eastalco, l'ingénieur qui me pilotait (Steve Cazulis) me montrant les boulons qui tenaient le toit, et m'expliquant qu'en cas d'explosion de la fonderie, les boulons étaient calculés pour se briser et laisser l'énergie de l'explosion se développer vers le haut afin de protéger le reste de l'usine.

Je peux certifier, et toute personne qui connait le processus de la coulée de l'aluminium peut le confirmer, que c'est une opération dangereuse, du fait de la réactivité de l'aluminium fondu avec l'eau de refroidissement. Plus proche de l'affaire du Pentagone, il y a des exemples de crash aériens, notamment la catastrophe de Teneriffe où deux avions entrèrent en collision sur une piste, dans lesquels les experts se sont demandés comment d'énormes quantités d'aluminium, constituant des avions qui ont brûlé, avaient pu disparaître sans laisser de traces visibles. Je ne fais pas de la science-fiction : je me contente d'écrire à partir de ma propre expérience et de mes connaissances.


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