Les témoignages

Marc Abshire

Marc Abshire .../... travaillait ce main lorsqu'il a ressenti l'onde de choc de l'explosion au Pentagone. Son bureau est dans l'anneau D, près du 8ème corridor [c'est à dire du côté opposé du Pentagone], dit il. "Cela m'a propulsé en arrière sur mon siège. Il y a eu une énorme onde de choc. J'ai senti l'onde de choc dans l'air". Je ne savais pas exactement ce qu' c'était. Ce n'était pas un grondement. C'était plutôt un coup direct".

Michael Beans

(…) A l'intérieur du Pentagone, l'onde de choc a soulevé Beans du plancher alors qu'il traversait une grande salle aménagée en bureaux ouverts, pour rejoindre son bureau. "On a entendu cet énorme déflagration, puis la pièce s'est emplie d'une lumière très vive, un peu comme si tout était entouré de cette lumière," dit Beans. "Dès que je suis retombé sur le sol, toutes les lumières se sont éteintes, et un incendie est parti". Ses amis n'avaient pas eu autant de chance. Pas très loin, dans la salle, le monde familier de Beans s'était transformé en un chaos terrifiant. Ouvrant une porte dans le corridor extérieur de l'anneau E, Beans a vu un front de flammes se propager en rouleaux vers lui comme des vagues sur une plage. Faisant demi tour, il rampa progressivement dans la salle sur les genoux et sur les mains. Le sprinkler se déclencha et cela fit diminuer la température et chassa la fumée."

Brian Birdwell

.../... Le Lt. Col. Brian Birdwell, 40 ans, était à son bureau dans la salle 2E486 depuis 6h30. .../... Birdwell se rendit aux toilettes dans le corridor 4, un déplacement qui lui sauva la vie. Il avait juste fait trois ou quatre pas en sortant d'un cabinet de toilette lorsque le bâtiment fut secoué. "Bombe!" a immédiatement pensé le vétéran de la guerre du Golfe alors qu'il était projeté au sol.

Donald Bouchoux

"Je roulais sur Washington Boulevard (Route 27) le long du Pentagone lorsque l'avion a traversé à 200 mètres de moi (il devait être à 150 m du point d'impact) et s'est écrasé sur le bâtiment. Il y a eu une énorme boule de feu, suivie à peu près deux secondes plus tard par un pluie de débris. Ma voiture a été déplacée d'une trentaine de centimètres sur la droite lorsque l'onde de choc l'a atteinte. J'ai vu ce qui m'a semblé être une bouteille d'oxygène d'urgence de l'avion retomber juste devant le capot de mon Explorer et une autre pièce de métal tordue est tombée sur le côté droit de ma voiture.

John Bowman

John Bowman, un ancien lieutenant colonel des marines, maintenant sous-traitant, était dans son bureau dans le corridor deux, près de l'entrée principale du parking sud. Tout s'est fait dans le calme, a dit Bowman. La plupart des gens savaient qu'il s'agissait d'une bombe. Tout le monde a évacué en bon ordre. Nous avions notre conviction de militaires qu'on nous avait bombardés.

Lisa Burgess

Le reporter de "Stars and Stripes" Lisa Burgess marchait dans le corridor le plus intérieur du Pentagone, contre la cour centrale, lorsque l'incident est arrivé. "J'ai entendu deux forts "boums", un très fort et un plus léger, et l'onde de choc m'a projetée contre le mur", a t-elle dit.

Victor Correa

le bureau du LTC Victor Correa's .../... était sur la trajectoire du Boeing 757 qui s'est écrasé sur le Pentagone sur ce matin ensoleillé d'automne. Il était sorti pour parler avec un collègue de travail dans le box voisin lorsqu'il a été projeté au sol par l'impact. "J'ai vu une boule de feu passer en dessus de ma tête", dit Correa, un réserviste de la "Garde Active" maintenant affecté à l'état major J-5. "La boule de feu se déplaçait, comme précédée par un nuage de fumée. J'ai aussi remarqué à ma droite les fenêtres projetées vers l'extérieur puis revenant vers l'intérieur. La boule de feu s'est répandue ici et là, à la vitesse de l'éclair. Lorsqu'elle s'est retirée, elle a laissé un nuage de fumée et nous avons reçu des projections de liquide. A ce moment, le système de protection contre l'incendie s'est déclenché. Le fait d'avoir été projetés au sol nous a sauvé la vie. .../... Nous pensions qu'il s'agissait d'une sorte d'explosion. Que d'une certaine manière quelqu'un s'était introduit ici et avait posé des bombes, parce que nous avons vu ces trous."

Wayne Day

"Nous avions un gars qui se tenait devant une fenêtre et qui a vu l'avion arriver. Il était devant une de ces fenêtres résistant au choc", a dit le vice président de Kirlin, Wayne T. Day, qui pense que la structure de cette fenêtre a sauvé la vie de cet homme. D'après Matt Hahr, un chef de projet pour la rénovation du Pentagone, l'employé a été projeté sur 80 pieds [25 m] sans toucher le sol à travers un hall. Il a dit qu'alors qu'il était projeté, il a vu les faux plafonds dégringoler suite à l'onde de choc. Il a été projeté dans une armoire dont la porte a claqué en se refermant et la boule de feu est passée près de lui", raconte Hahr. "Il a reçu des projections de kérozène, ce qui lui a irrité les yeux, mais il n'a pas été brûlé. Alors la boule de feu a disparu et les sprinklers se sont déclenchés, et ainsi il a pu sortir de cette armoire en rampant et s'échapper du bâtiment par le cour."

Gilah Goldsmith

Gilah Goldsmith, une représente du personnel au Pentagone. Lorsqu'elle est arrivée à son bureau, vers 9h, elle a téléphoné à sa fille et a entendu "un incroyable craquement". Cela ne lui a pas semblé trop bizarre parce que son bureau est situé près d'une zone étroite où les camions quelquefois heurtent le mur en manoeuvrant. On a dit à Goldsmith d'évacuer. "Nous avons vu un énorme nuage de fumée noire", a t-elle dit, précisant que cela sentait la cordite ou la poudre à fusil.

Sheila Moody

Sheila Moody, dans la salle 472, a endendu un "whoosh" et un bruissement d'air, et elle s'est demandé d'où pouvait bien venir ce courant d'air. Puis un front de flammes est arrivé et est reparti tout aussi vite. Elle a regardé vers le bas et vu que ses mains étaient en flammes, et elle les a secouées.

Peter Murphy

Mr. Murphy et le Major Joe D. Baker discutaient dans le bureau de Mr. Murphy's au troisième étage de l'anneau le plus extérieur du Pentagon, l'anneau E, en dessus de l'héliport. Un écran diffusant CNN était visible dans le bureau, et ils arrêtèrent leur discussion lorsque les nouvelles de l'attaque du World Trade Center furent diffusées. Après avoir regardé quelque temps, Mr. Murphy demanda à M. Robert Hogue, son conseiller adjoint, de voir avec leur adjoint administratif, le Corporal Timothy J. Garofola, quel était l'état en cours des mesures de sécurité au Pentagone. Garofola venait juste de recevoir un email du patron de la sécurité à tous les employés du Département de la Défense pour leur dire que l'état d'alerte restait au niveau "normal". Il passa cette information à Hogue, qui revint vers le bureau de M. Murphy pour relayer le message. Alors qu'il franchissait la porte de séparation, une énorme explosion, que Mr. Murphy décrivit comme un bruit "plus fort que tout ce qu'il avait jamais entendu" secoua le bureau. M. Murphy, qui se tenait le dos à la fenêtre, fut projeté à travers la pièce, alors que Hogue était bousculé dans son bureau. Le bureau de Garofola fit littéralement un bond de plusieurs pouces et retomba au sol. L'avion s'était écrasé presque directement sous les bureaux de Mr. Murphy. Le plancher se souleva sur le joint d'expansion qui séparait les deux bureaux, créant une marche bien visible entre les deux pièces. L'air était empli de particules de poussière, et les dalles de faux plafond tombèrent, laissant les lampes pendre au bout de leurs fils de connexion. Le bâtiment était entrain de s'effondrer.
Note : ce joint d'expansion est situé sur la rangée de pilliers 11, et le décalage des planchers est situé sur la ligne de fracture le long de laquelle le bâtiment s'est effondré 40 mn plus tard, laissant l'un des deux bureaux ouvert sur l'extérieur, clairement visible sur beaucoup de photos des dégâts du Pentagone. L'avion a pénétré le bâtiment, passant en plein milieu de la section où se trouve le portique de souténement en acier visible sur la photo.

Vin Narayanan

"L'avion a explosé après l'impact, la queue s'est détachée, et il (elle ? cela ?) a commencé à brûler immédiatement [and it began burning immediately].

Don Perkal

L'avion de ligne s'est écrasé à environ 200 ou 300 pieds (60 à 90 m) de mon bureau au Pentagone, juste derrière l'un des coins par rapport à l'endroit où je travaille .../... Mes collègues ont ressenti l'onde de choc de l'impact, quil leur a fait penser à un tremblement de terre. Des gens criaient dans le couloir qu'une bombe avait explosé à l'étage dans le corridor principal du bâtiment. Aucune alarme ne s'était déclenchée. Je suis allé dans mon bureau, j'ai éteint mon ordinateur et je suis sorti. Avant même d'être à l'extérieur je pouvais sentir la cordite. J'en ai conclu que des explosifs avaient été employés quelque part.

Daniel Pfeilstucker

Danny Pfeilstucker est un agent de manutention chez John J. Kirlin Inc. .../... Vers 9 h 30, Mr. Pfeilstucker et un collègue de travail reçurent l'instruction de s'occuper d'une fuite d'eau chaude à l'office du deuxième étage du côté ouest. Après l'avoir fait, il prit l'ascenseur et en sortit au premier étage dans le corridor 4, son escabeau en main. Soudain les murs et les plafonds s'effondrèrent autour de lui. L'éclairage s'éteignit. "L'éclairage passa du la lumière au noir, puis à l'orange puis au noir complet" déclara M. Pfeilstucker. "Il faisait si noir que je ne pouvais même pas voir ma main devant mon visage." En un instant, sa jambe gauche reçut un choc. Incapable de se retenir à quoi que ce soit, il fut projeté sur 70 pieds (20 m) le long du couloir et atterit dans un petit réduit technique de téléphone au milieu du couloir qui relie les anneaux A et E. "Tout ce que je sais est que le souffle doit avoir ouvert la porte en acier de ce réduit", dit M. Pfeilstucker, qui devait se trouver à 40 pieds (15 m) du point d'impact de l'avion. Il se souvient avoir fermé la porte et avoir essayé de se relever, ne comprenant pas ce qui lui était arrivé. "J'ai cru qu'il y avait une sorte d'effondrement du bâtiment", a dit M. Pfeilstucker. "Ou peut être il y avait eu un accident d'hélicoptère". Son casque et ses lunettes de protection avaient disparu. Son échelle aussi. .../... Les sprinklers se déclenchèrent avec l'élévation de la température. Il sentit alors le kérozène et la fumée. L'odeur putride s'infiltrait dans le réduit. "C'était cette odeur que je ne peux pas décrire, mais que je n'oublierai jamais, ça c'est sûr", dit M. Pfeilstucker. "Il devenait difficile de respirer. Il fallait que je me sorte de là".
Note : la flèche jaune sur le schéma est dans le couloir 4, et montre le mouvement de M. Pfeilstucker, à partir de la zone des ascenseurs, en direction de l'anneau A.

Kevin Schaeffer

Lieutenant Kevin Shaeffer, U.S. Navy (retraité) : A 0943 exactement, le centre de commande a entièrement explosé dans une boule de feu orange, et je me suis senti projeté contre le sol par une onde de choc énorme, dans un grondement. Il m'a semblé que l'onde de choc provenait du mur extérieur, me projetant devant moi vers le bureau du commandant Dunn. Je n'ai jamais perdu conscience, et bien que toute la salle soit plongée dans le noir complet, je sentais que j'avais pris feu.

Tom Van Leunen

Ce n'était pas un grondement, c'était juste un "boum", a dit Tom Van Leunen du bureau des affaires publiques de la Navy. C'était choquant. .../... cela vous mettait immédiatement sur les genoux, et dans mon cas, vraiment, ça m'a balancé par terre.

John Yates

L'officier de sécurité John Yates a été projeté en l'air sur 30 pieds (10 m). Le Sgt. Maj. Tony Rose, envoyé sur un des piliers, a pu voir les vitres de l'anneau C brisées en tous petits morceaux. Le son est arrivé un instant plus tard, un boum monstrueux et un craquement comme si on écrasait des milliers d'armoires à dossiers en même temps. Pour la démographe Betty Maxfield, la salle a semblé se figer, intacte, pour un court instant, et comme dans un ralenti les ordinateurs s'éteignirent, la lumière dispaarut, et une boule de feu se propagea par dessus les boxes comme une vague, avec un front en volutes et l'arrière éffilé, et comme elle passait, tout ce qui était au voisinage s'enflammait. Les armoires étaient retournées, les cloisons explosaient, les plaques de faux plafond s'enflammaient et tombaient en tournoyant avec leurs cadres en métal. L'air était brûlant.

Discussion

Certains thèmes et des observations, dans ces témoignages, pourraient difficilement être expliqués autrement que par le souffle créé par des explosifs, probablement par une charge creuse :

Beaucoup de personnes présentes dans le Pentagone étaient des militaires expérimentés, qui avaient été présents sur des champs de bataille au Vietnam ou dans la première guerre du Golfe, et leur réaction immédiate a été "une bombe".

Le rapport ASCE et la version officielle

L'"American Society of Civil Engineers" (ASCE) a été chargée d'écrire un rapport sur les dégâts au Pentagone. Il peut être téléchargé, au format PDF, ici .

Ce rapport établit clairement qu'un Boeing 757 s'est écrasé sur le bâtiment à proximité du pilier 14, a troué la façade, a détruit un certain nombre de colonnes, a été mis en petits morceaux, et a terminé sa course en faisant le trou "punch out" dans le mur extérieur de l'anneau C. Voici un extrait de ce rapport.

Très probablement, les ailes de l'avion ont été détruites lorsque qu'il a traversé la façade du bâtiment. Même si des portions d'aile sont restées intactes après être passées au delà du plan de la façade, l'étendue des dommages structurels indique que les ailes ont été détruites avant que l'avion ne pénêtre à plus d'une ou deux dizaines de mètres dans le bâtiment. En final, le trajet des débris de fuselabe passe entre les colonnes 9C et 11D, qui sont séparées d'environ 8 mètres à une profondeur d'environ 20 m le long de la trajectoire de l'avion. Les colonnes 9C et 11D ont été complètement tordues mais sont encore en place : il est donc clair que les ailes n'ont pas pu conserver leur intégrité au delà de ce point.

A une profondeur d'environ 55 m dans le batiment, les colonnes 3G, 3H, 3J, et 5J ont été endommagées mais sont restées en place, bien que dans le trajet direct du fuselage. Avec un espace d'au maximum 5 mètres entre les paires de colonnes dans une projection perpandiculaire au trajet du fuselage, il est hautement improbable qu'une portion significative quelconque du fuselage aurait pu conserver son intégrité structurelle à ce point de la trajectoire. Plus probablement, le fuselage a été détruit bien plus tôt dans son mouvement à travers le bâtiment. Il s'ensuit que la structure de l'avion a probablement été détruite avant d'avoir parcouru une distance après l'impact égale à la longueur de l'avion.

Les débris qui se sont déplacés le plus loin l'ont fait sur une distance égale approximativement à deux fois la longueur de l'avion après être entrés dans le bâtiment. Pour arriver à l'arrêt à un point situé 80 m après le point d'impact, si la vitesse initiale était de 250 m/s, ces débris ont subi une décélération moyenne d'environ 30 g.

Ce rapport est complet et détaillé, excepté sur certains point précis qu'il passe sous silence. Il comprend de nombreuses photos, et une annexe décrivant les dégâts sur chacune des colonnes endommagées. Des extraits par copier / coller de ce rapport seront utilisés plus bas.

Les divers dégâts à l'intérieur du bâtiment sont expliqués dans ce rapport comme le résultat du crash de ce Boeing 757. Le trou "punch out" a été fait, d'après les autorités, par le "nez de l'appareil" lorsqu'il a heurté le mur extérieur de l'anneau C. Beaucoup de bizarreries, dans cette version officielle, et en particulier dans ce rapport, montrent que cette version officielle ne tient pas debout, et que d'autres hypothèses sont nécessaires pour expliquer les dégâts dans le bâtiment.

Examen général des dégâts

La rapport ASCE contient le diagramme suivant  qui montre les dégâts au rez de chaussée du Pentagone :

On a tracé sur ce diagramme trois lignes en violet :

Les dégâts près du point d'entrée (14 AA)

La photo ci-dessous, déjà montrée plus haut, montre des détails des dégâts autour du point d'entrée, près du pilier 14 AA.

impact zone

Le point d'impact du nez de l'avion sur le batiment se situe approximativement entre les piliers 13 et 14. La dalle entre le rez de chaussée et le premier étage a été largement détruite : une "mezzanine" a été créée. Noter les morceaux de béton, encore reliés par les ferrailles d'armature, qui pendent entre les piliers 15-16 / AA-B. Il est difficile d'imaginer comment l'impact pourrait être aussi destructeur pour cette dalle. Lorsque les ailes se sont repliées, les deux moteurs se sont rapprochés de l'axe de l'avion. Le moteur babord est entré à l'intérieur du fuselage et a sans doute détruit les piliers 1 et 13. Ce moteur était le plus proche du sol : il a touché le petit muret de protection de la structure de ventilation juste avant. Il semble, en regardant cette photo et par déduction à partir des dégâts internes au bâtiment, que le moteur tribord soit entré dans le bâtiment entre les piliers 16 et 17, détruisant peut être ces derniers.

La photo ci dessous montre la zone de l'anneau E au nord du joint d'expansion, là où le bâtiment s'est effondré 40 mn après le crash.

impact zone 2

Noter les dégâts à la dalle, les parties en béton qui pendent, encore attachées par les ferrailles, autour des piliers 11 A et 11 B. Noter que ces dégâts ne peuvent pas avoir été faits par l'effondrement du bâtiment, car des ferraillages ne sont jamais placés entre les deux parties d'un bâtiment séparées par un joint d'expansion. La dalle et la ligne de piliers au sud (les piliers sont doublés sur la rangée 11) ont disparu dans l'effondrement du bâtiment. Le niveau de destruction semble assez voisin de ce qu'il y a eu autour du pilier 15 A.

Les deux photos ci dessous montrent les colonnes 18 (à gauche) et 19 (à droite), dans la zone du rez de chaussée et du premier étage.

impact aile droite impact aile droite

Les traces d'impact de l'aile droite sont clairement visibles, au niveau de la dalle. Le choc a presque déconnecté les colonnes 18 et 19 de la dalle. Ce qui est très surprenant est que la colonne 18, au niveau du sol, penche vers l'extérieur. Le pied de cette colonne, qui n'a pas été endommagé, n'est pas vertical. Le sommet de la colonne, sur lequel restent les fers d'armature, présente une courbure en "S" indéniable. Il semble que durant l'impact, le béton ait été endommagé par le choc de l'aile, peut être que la colonne s'est inclinée vers l'intérieur du bâtiment sous l'effet de l'énergie cinétique de l'aile, que certaines parties aient pénétré dans le bâtiment ou que d'autres aient rebondi vers l'extérieur. Puis, probablement peu après cet impact, une onde de choc s'est propagée depuis l'intérieur du bâtiment qui a incliné cette colonne vers l'extérieur (Ouest) et vers la droite (Sud), c'est à dire dans une direction opposée à la trajectoire de l'avion.

Les destructions au point d'entrée, et notamment cet important dégât créé sur la dalle entre rez de chaussée et premier étage, ainsi que le déport vers l'extérieur de l'axe de la colonne 18, témoignent de ce qui a déjà été constaté lors de l'examen de la photo numéro 2 de la caméra de surveillance (la boule de feu blanche) : l'explosion d'une bombe. Cette bombe pouvait bien être de type "charge creuse", son axe étant approximativement celui de l'avion. En effet, une charge creuse est faite pour propager le plus gros de l'énergie de l'explosion vers l'avant et non vers l'arrière. Ceci expliquerait pourquoi les deux véhicules (le monospace noir et le coupe blanc) garés à proximité à environ 25 m de l'explosion n'ont pas été soufflés ou mis en flammes par cette explosion. Un témoin, situé probablement à la même distance, de l'autre côté, puisqu'il dit avoir vu l'aile tribord passer au dessus de sa tête, a survécu, quoiqu'il ait été choqué et brûlé.

L'endroit où une telle bombe aurait explosé peut être estimé, approximativement, à partir du niveau de destruction comparable sur la dalle entre le rez de chaussée et le premier étage (ligne jaune) et par les effets d'onde de choc (flèches vertes) sur le schéma à droite.

explosion 1

Les dégâts vers le milieu du bâtiment (6 F)

Un autre fait très intéressant est la "upwards deflected slab", ce qui signifie qu'une portion de dalle (slab) entre le rez de chaussée et le premier étage a été soulevée vers le haut. Voir sur le diagramme la zone centrée sur l'intersection de poutres 6F, délimitée par les piliers E à G, 5 à 7. Les photos ci-dessous montrent la zone de cette dalle soulevée : sans doute une des zones les plus touchées dans le bâtiment.

Les annexes du rapport ASCE descrivent de la manière suivante les colonnes de cette zone :

Cela témoigne de l'impact d'un objet très lourd, dense, résistant. Etant juste dans l'axe de l'avion attaquant sur un plan horizontal, mais aussi dans l'axe de cet avion dans un plan vertical, cet effet prouve que l'avion contenait une masse lourde qui s'est propagée à travers le rez de chaussée du batiment par inertie, a créé un violent impact sur la dalle en la soulevant, a rebondi et continué à se propager dans le bâtiment.

Les dégâts autour des colonnes 1 K

Ce second groupe de colonnes, est constitué des colonnes 1 K Nord, tordue et de sa voisine la colonne 1 K Sud, détruite. Il y a eu un dégât localisé dans cette zone, mais, curieusement, pas sur les colonnes voisines. Cela témoigne aussi de l'impact d'un objet très lourd, dense, résistant. La colonne au sol (1 K Sud) semble avoir souffert d'un impact créant des dégâts importants au milieu de sa hauteur, où seulement les ferrailles verticales sont encore visibles.

Les dégâts autour du point de sortie (6 O North)

L'hypothèse que le trou "punch out" dans le mur extérieur de l'anneau C pourrait avoir été fait par "le nez de l'avion" est totalement stupide. Le nez d'un Boeing 757 est peut être la partie la plus fragile de l'avion et, si l'on regarde le diagramme, il est clair que le "nez" aurait été arrêté avant les moteurs, au moins par le dernier ensemble de piliers qu'il aurait du traverser avant de faire ce trou de sortie.

La photo ci dessous montre des détails des dégâts au point de sortie ("punch out"), lequel est visible au centre.

exit zone

Le pilier sur la gauche de la photo (5N wedge 2) est le dernier pilier frappé avant le trou de sortie. Il est sévèrement endommagé. Au contraire, le pilier de droite (3N wedge 2) n'a pas été frappé et se trouve quasi intact. Ceci amène à se poser des questions au sujet du rapport ASCE, sur lequel ces deux colonnes sont repérées en jaune. Les légendes sur le diagramme ASCE sont :

Au vu de la différence d'aspect de ces deux piliers, vu le fait que le pilier 5N a été frappé, ces deux piliers devraient être repérés en couleurs différentes sur le diagramme : le pilier 5N devrait être repéré en vert ou peut être en bleu. Il est même possible de se demander si la mention "noni" sur le piler 3N ne signifie pas "non impacted"...

Cela témoigne encore de l'impact d'un objet très lourd, dense, résistant. Il a touché le pilier 5N (wedge 2) qui l'a déviée, a heurté le mur extérieur et fait le trou "punch out". A l'extérieur, dans la cour intérieure, des résidus de combustion ont été trouvés sur le sol et aussi contre le mur de l'anneau B (non détruit).

Voici un autre diagramme dessiné dans le sens inverse (l'avion s'est écrasé vers le bas du diagramme, le trou de sortie est en haut).

other diagram

Les deux piliers visibles sur la photo (5N et 3N wedge 2) sont, sur ce diagramme, dessinés en rouge, ce qui signifie "pilier endommagé".

Clairement, d'après cette photo, la colonne 5N a été sérieusement endommagée par cette masse, qui l'a touchée sur le coté, avant de sortir du bâtiment par le trou "punch out". Les dégâts sur cette colonne ne sont pas seulement mécaniques mais aussi thermiques, comme s'ils avaient été faits par un explosif. Noter les deux hommes en tenue de décontamination complète, près du mur de l'anneau B

La photo ci dessous est une vue rapprochée du bord du trou "punch out" dans le mur de l'anneau C.

La flèche verte représente la direction de l'onde de choc qui pourrait être responsable du fait que les briques grises sont endommagées, sur la surface du mur extérieur, sur un rayon par rapport au centre du trou bien plus long que les briques rouges à l'intérieur de la surface du mur. Ceci témoigne d'un impact, et plus probablement d'une explosion, localisée sur une petite zone sur la face interne du mur, à partir de laquelle se propage une onde de choc dans des directions globalement parallèles au plan du mur. Si un objet ayant approximativement la taille du trou, comme le "nez de l'avion", ou encore une partie du flot de matériaux supposés glissant sur la dalle à l'intérieur du bâtiment jusqu'à ce point avait fait ce trou, les bords n'auraient pas cette allure.

En effet, ainsi qu'il est mentionné dans le rapport de l'ASCE, les débris qui ont été entraînés sur le seconde moitié de la trajectoire entre le point d'enrée et le trou de sortie "punch out" doivent être considérés comme un flot de petits débris de l'appareil, de carburant, et d'autres matériaux (brique, mobilier, ...) ramassés le long de la trajectoire. Il semble impossible qu'un tel flot de débris, glissant principalement sur la dalle de sol du rez de chaussée, ait pu faire le trou "punch out" presque parfaitement ovale dans le mur extérieur de l'anneau C, le centre de cet ovale se trouvant environ à 1.5 m du sol. Il n'y a aucune raison non plus pour que ce flot se concentre sur l'axe central de la trajectoire : bien au contraire, il devrait diffuser sur une zone s'élargissant vers l'intérieur, à cause des chocs contre les colonnes. Le trou "punch out" a été fait par un objet lourd qui a frappé en son centre. Quelques fractions de secondes plus tard, une partie du flot d'objets est arrivée jusqu'à la position de ce trou et est sortie en le traversant de telle sorte qu'on les trouve plus tard dans la circulation "AE", comme par exemple une jante de roue.

Probablement gênés par ce fait embarassant, des sites web "debunkers" tentent d'expliquer que ce trou a été fait par des sauveteurs pour libérer des gens qui étaient bloqués à l'intérieur du bâtiment, ou encore que ce sont ces malheureux qui auraient réussi à faire ce trou. L'inscription "punch out" serait donc à lire comme "perforation pour faire sortir des victimes". C'est là un triste bobard. Il n'y a aucun témoignage corroborant cela (une telle action d'éclat ne serait pas passée inaperçue). La photo ci-dessous à gauche, extraite du rapport d'intervention des pompiers du conté d'Arlington, montre le trou avant que quelqu'un n'ait écrit "punch out" sur le mur... De même, cette photo avec les débris répartis de part et d'autre du trou montre bien qu'il ne peut pas s'agir d'une ouverture faite par des sauveteurs pour tenter de libérer des personnes prisonnières à l'intérieur. Notons enfin qu'on ne voit pas bien pourquoi on aurait creusé, que ce soit de l'intérieur ou de l'extérieur, un trou parfaitement elliptique !

Mais cette seconde photo du trou, comparée à celle de droite, pourrait aussi prouver que quelqu'un a agrandi le trou avec un outil manuel, ou bien que le mur a été nettoyé avec un outil qu'un nettoyeur à eau / sable sous haute pression : aucune trace de fumée n'est visible en effet sur la photo de droite. Qui aurait pu faire cela et pourquoi ? Je ne vois pas d'autre réponse que "Le FBI" et la raison pourrait être que les traces de fumée sur les briques du mur étaient suspectes de contamination et devaient être enlevées.

Les colonnes décontaminées

Il y a une autre anomalie dans les annexes du rapport ASCE.

Ce troisième groupe de colonnes (entourées en pointillés jaunes) sont à proximité du trou "punch out". Les seuls dégâts qui ont été reportés le sont comme "faits par le FBI" ! Sur la photo du trou et des colonnes 5N, 3M, 3N montrée plus haut, la colonne 5N apparaît comme la seule endommagée. Les colonnes 3M et 3N semblent intactes. Cette photo aurait elle donc été prise après que la colonne 5N ait été "endommagée par le FBI" , et avant que le même travail ait été effectué sur les colonnes 3M et 3N ? Et au fait, pourquoi le FBI aurait il endommagé ces colonnes, y compris celle qui est marquée d'une inscription qui pourrait bien signifier "non atteinte" ? La réponse la plus propable est que ces colonnes étaient soupçonnées d'être contaminées et que le FBI a voulu faire disparaître toute trace de cette contamination. Bizarrement, la même opération n'a pas été faite autour de la colonne 1 K sud.

Une question importante se pose pour ce problème des dégâts sur les piliers 3N-5N : pourquoi, étant donné l'évidence du dégât sur le pilier 5N, de nature thermique aussi bien que cinétique, et le très bon état du pilier 3N, ces deux piliers sont ils décrits dans le même état de dégât dans les rapports ? Serait-ce un opération de désinformation pour accréditer la thèse du "nez de l'appareil" responsable du trou "punch out" dans le mur de l'anneau C ? Dans ce cas, cette opération aurait pour but évident de masquer lel fait qu'il y a eu une contamination dangereuse dans le bâtiment.

Une preuve objective de contamination

Leuren Moret a écrit dans un article publié sur le site web du "Centre for Research on Globalisation" (traduction) :

L'uranium appauvri est aussi utilisé comme contrepoids dans les avions civils et militaires. Le 11 septembre, un avion détourné s'est écrasé sur le Pentagone. Le Dr Jeannette Sherman, chercheur associé au "Radiation and Public Health Project", a fait une conférence le 6 septembre, quelques jours avant, à Hunters Point. Après l'attaque du 11 septembre, le Dr. Sherman a notifié au "Nuclear Information and Resource Service" qu'elle avait détecté des niveaux élevés de radiation dans sa maison, située à dix kilomètres du Pentagone. Le Dr. Sherman avait toujours le contrôleur gamma qu'elle avait emprunté pour sa visite à Hunter's Point. l'EPA, le FBI, et plusieurs autres agences fédérales, incluant le HMRU (Hazardous Materials Response Units), l'équipe du USAR, le département local des pompiers et le "Virginia HAZMAT" ont été prévenus, et une investigation a commencé au Pentagone.

Un tas de débris du crash a été contrôlé radioactif, mais le représentant officiel de l'EPA, Bill Bellinger du bureau de l'agence "Region III Environmental Radiation Monitoring" a dit ne pas être concerné lorsqu'il a été contacté par Diane D’Arrigo du "Nuclear Information and Resource Service". Bellinger a indiqué qu'il s'agissait probablement d'uranium appauvri et a mentionné que de l'americium 241 pourrait aussi avoir été répandu autour du site du crash. Il était convaincu que l'uranium appauvri n'était pas toxique radiologiquement, mais a reconnu qu'il s'agissait d'un produit dangereux s'il était répandu sous forme d'aérosol.

Les pompiers, le personnel du Pentagone et les habitants des environs ont respiré la fumée et les particules répandues par l'incendie. Les agences qui sont supposées nous protéger ne le font pas. Il n'y a pas eu d'enquête à posteriori.

Leuren Moret a précisé plus tard, dans un interview terrifiant conduit par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, de la revue "ICONOCLAST", le lundi 30 mai 2005 :

Je vais vous dire ce que j'ai fait le 11 septembre 2001. J'ai appelé tous les médecins du "Radiation And Public Health Project", et je leur ai dit "Quittez la ville, et n'y revenez pas tant qu'il n'a pas plu trois fois". L'une d'entre eux habitait à 20 km sous le vent du Pentagone. Elle est sortie sur son balcon avec son compteur geiger. Je lui ai dit : "Sors ton compteur Geiger de ton sac". Nous venions juste de donner une conférence" de presse à San Francisco, et je savais qu'elle l'avait dans son sac. Eh bien, le niveau de radiation était huit à dix fois supérieur à la normale. Nous avons appelé l'EPA, le HAZMAT, le FBI, et nous leur avons dit, "Faites porter des tenues de protections à tous ces travailleurs. Il faut les protéger." Deux jours après le 11 septembre, l'expert en radiation de l'EPA pour la région m'a rappelée et a dit "Ouais, les débris du crash du Pentagone sont radioactifs, et nous pensons qu'il y a de l'uranium appauvri, mais cela ne nous inquiète pas. Cela n'est dangereux que si on l'inhale." Il a dit aussi "Nous sommes ennuyés aussi à cause des soudures au plomb dans l'avion". Eh bien, savez vous ce qu'il y a dans les missiles Tomahawk ? Il y a des têtes militaires à uranium appauvri. Le fait que les débris du crash soient comtaminés avec de l'uranium appauvri est une preuve de la présence d'une charge militaire à uranium appauvri.

Ceci est significatif pour deux raisons :

Ce texte fait poser une autre question. Boeing a admis que le B 747 d'El AL qui s'est écrasé près d'Amsterdam en Hollande contenait un contrepoids en uranium appauvri. Boeing n'a jamais donné la liste des modèles d'avions et séries qui contiennent un contrepoids en uranium appauvri. La question pourrait se poser de savoir si oui ou non le B 757 du vol 77 contenait un contrepoids en uranium appauvri. Si oui, l'hypothèse d'un pénétrateur de type militaire dans ce crash pourrait être remplacée par une explication "naturelle" des dégats causés dans le bâtiment, qui auraient été dus à la présence de ce contrepoids. Peu après avoir mis en ligne cette question, j'ai reçu l'email suivant (traduction) :

Pas d'uranium appauvri dans les avions détournés qui se sont écrasés sur New York et Washington. En dehors des 747, Boeing n'a jamais utilisé de contrepoids en uranium appauvri dans ses 767 et 757 - les modèles impliqués dans les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone, a déclaré un porte parole de Boeing Heinrich Grossbongardt. (SPIEGEL ONLINE, le 14 Sep 2001)

Donc suivant ce porte parole les seuls avions qui auraient un contrepoids en uranium appauvri seraient les 747...

L'hypothèse du pénétrateur à Uranium appauvri

Etant donné le contexte, les dégâts matériels sur l'axe de l'avion, le fait que les deux moteurs ont dû avoir leur course déviée par le repliement des ailes et semblent s'être arrêtés après avoir traversé entre la moitié et deux tiers du bâtiment, le fait qu'il n'y ait pas de témoignage de débris de moteur dans la cour intérieure, la petite taille de cette masse se déplaçant tout droit dans l'axe de l'avion, les dégats incroyables causés sur la dalle soulevée, les piliers complètement détruits sur sa course, les dégâts thermiques visibles sur le pilier 5N, l'onde de choc radiale depuis le centre du trou "punch out" attestée par les dégâts sur les briques du mur de l'anneau C, les restes de combustion dans la cour intérieure, le processus de décontamination sur les colonnes près du trou "punch out", la meilleure hypothèse est que cette masse était constituée d'uranium appauvri. Ceci s'appelle un "pénétrateur" et s'utilise dans les bombes anti-bunkers.

L'hypothèse d'une bombe complète de type "broach", (voir la description, ou ce rapport technique,) déposée dans le compartiment à bagages du Boeing qui a heurté le Pentagone semble la plus réaliste pour expliquer , en plus des effets d'un tel pénétrateur :

Il n'est pas clair, en lisant les "publicités" pour ces bombes qu'elles contiennent de l'uranium appauvri : les fabricants d'armes sont discrets sur la merde qu'ils mettent dans leur jouets. L'uranium appauvri, utilisé comme "pénétrateur", a deux propriétés :

L'uranium est donc utilisé, pour détruire des chars dans les "obus flèches", ou dans les bombes "anti bunker" avec une efficacité prouvée à court terme sur les cibles et à long terme sur les personnes  [1]   [2]   [3]  en contact avec les restes (notamment la poussière d'oxyde d'uranium) par la suite.

La photo ci-dessous montre la dalle de la zone démolie, avant la reconstruction, avec une grille permettant de situer les piliers (en jaune), les trous dans les murs et la dalle soulevée (en rouge), les ondes de choc supposées (en vert), la trajectoire du pénétrateur à Uranium (en trait plein violet) et sa projection sur le sol (en trait d'axe violet). Deux hypothèses ont été tracées, avec la même projection sur le plan horizontal, mais des trajectoires différentes dans le plan vertical.

Calques : 

Les explosions et les dommages que l'on constate sur cette photo sont :

Autres faits et arguments

Certains autres faits peuvent être rapportés, qui pourraient pousser vers cette hypothèse du "pénétrateur à uranium", bien qu'ils soient moins certains.

  1. Le témoignage du chef des pompiers Ed Plaugher qui dit avoir vu dans la cour intérieure "le cône du nez de l'avion", aurait pu être la conséquence de la vue des restes d'un tel pénétrateur. Mais cela n'est pas certain, car il y a d'autres pièces côniques dans un avion, comme par exemple le cône aérodynamique de sortie situé à l'arrière du réacteur RB-211-535E4 Rolls Royce qui équipe les B 757s : cette pièce en métal, soumise à des gaz à haute température, est construite dans un matériau capable de survivre au crash. Voir la photo ci-dessous.

    sortie de réacteur

  2. Une photo disponible sur un rapport pdf envoyé par un travailleur du Pentagone à son université, montre le mur de l'anneau B, probablement vers les colonnes 11 / 13, où les débris qui sont passés par le trou "punch out" sont venus terminer leur course.


    Les personnes que l'on peut voir là, probablement dans l'après midi du 11 septembre ou le 12 septembre, ne portent pas de vêtements de protection, ainsi qu'il le deviendra obligatoire par la suite dans cette zone. L'un d'eux est entrain d'essayer d'éteindre quelquechose qui brûle avec un extincteur. Si un pénétrateur à uranium appauvri a fait le trou "punch out", il aurait dû terminer sa course aux alentours de ce point. Il est intéressant de noter que dans les minutes qui ont suivi le crash, un chariot de manutention (fenwick, chariot à bagages) a été amené à cet endroit (on le voit, de couleur orange, en haut à gauche de la photo). Qu'est ce qui était si lourd dans les débris et qu'il était important d'enlever aussi vite avec un tel engin ? ...
     
  3. Voici un diagramme effectué pour planifier la reconstruction :

    other diagram

    Les deux colonnes visibles sur la photo (5N et 3N wedge 2), sur l'extrême droite du diagramme, ne sont même pas colorées (portées comme endommagées). Mais ce diagramme pourrait ne concerner que le "wedge 1" et les colonnes touchées du "wedge 2" avoir été portées sur un autre diagramme. A noter aussi que la zone effondrée (collapsed area) n'est pas correcte sur ce diagramme, ce qui prouve qu'il n'a pas été dessiné avec trop de soin...

Discussion

J'ai discuté plusieurs fois avec Eric Bart de cette hypothèse du pénétrateur à uranium. Eric est convaincu, lui aussi, qu'un 757-200 a frappé le Pentagone et qu'une explosion s'est produite durant le crash. Il pense qu'il s'agit d'une charge creuse, et que tous les dégâts peuvent s'expliquer de cette manière. Bien que je respecte sa façon de penser, je ne suis pas d'accord sur ce point particulier.

Les dégâts initiaux, près du point d'entrée, pourraient être dûs à un explosif conventionnel, comme une charge creuse. Les autres dégâts, plus loin à l'intérieur du bâtiment, et jusqu'au trou "punch out" sont plus probablement dûs à un pénétrateur à Uranium. Le fait que la trajectoire correspondant à ces dégâts est infléchie par les piliers 1 K et 5 N montre qu'il ne s'agit pas du dard de plasma d'une charge creuse qui a fait cela, mais que c'est une masse solide qui est défléchie dans sa course par les chocs avec les piliers ou avec le mur extérieur.

Mais quelle que soit la cause de ces dégâts à l'intérieur du Pentagone, Eric et moi même sommes d'accord pour penser que l'avion embarquait une charge militaire qui y avait été placée avant le décollage. Juste un désaccord sur le type de bombe...

Conclusion

Les dires des témoins, les dégâts à l'intérieur du Pentagone et les données disponibles sur ce crash, rapport ASCE et images de la caméra de surveillance, laissent bien penser qu'il y a eu une conspiration et une couverture. L'avion avait été préparé avec une charge militaire à l'intérieur, et a été utilisé comme un missile. La complexité de la trajectoire d'approche, avec cette utilisation comme missile d'un avion de ligne, rendent probable le fait qu'il était sous contrôle électronique à distance, au moins pour la dernière partie de la trajectoire. Ce schéma d'attaque sophistiqué, avec l'utilisation des hautes technologies les plus récentes, ne peut pas être le fait de "terroristes arabes armés de cutters". Il semble bien qu'il y ait eu une couverture de faits, au mois par omission dans le rapport des ingénieurs en génie civil (ASCE).