Les traces sur la façade

Une question fréquemment posée sur le crash du Pentagone est le manque d'impacts de la dérive et des plans stabilisateurs de l'avion lors de son passage à travers la façade. Sur les quelques photos disponibles de cette zone, prises avant son effondrement, il est évident qu'il n'y a pas d'entaille rectiligne dans le mûr correspondant à ces empennages, et notamment à la dérive. Ces plans sont des parties très résistantes de l'avion, et devraient avoir laissé des traces sur les blocs de calcaire qui forment la façade extérieure du mur du Pentagone, juste en dessus du trou laissé par le fuselage, pour ne pas dire que cela aurait dû casser quelques fenêtres : voir la reconstitution par XOX.

Le haut du Pentagon, au dessus de la zone d'impact de l'aile droite, entre les piliers 19 et 21, du deuxième au troisième étage, a été heurté violemment par un objet qui a laissé des traces d'impact sur la façade. Sur les schémas suivants, déjà montrés sur la page consécrée aux dégâts sur la façade, un carré en pointillés a été ajouté pour montrer cette zone d'impact.

Plot : 

En voici des photos. Cliquer sur la boite à cocher pour agrandir.

Cet impact n'a probablement pas été fait par une partie de l'aile tribord de l'avion. J'ai écrit, dans une page plus haut, que l'extrêmité de cette aile pouvait avoir été cassée lors du choc contre le bâtiment, mais il n'y a aucune raison pour qu'un tel débris rebondisse vers le haut et prenne dans ce mouvement assez d'énergie pour marquer le calcaire de cette manière. De plus, les fenêtre renforcées sont endommagées dans cette zone d'une manière bien plus destructrice que dans la zone où aurait frappé l'extrêmité de l'aile droite.

Les traces sur le toit du bâtiment

Sur le toit du Pentagone, des traces d'incendie aussi bien que de dégâts mécaniques pouvaient être distinguées, avant que cette partie du bâtiment ne soit démolie pour être reconstruite. Voici une photo prise le 14 septembre, montrant ces dégâts à droite (au sud) du point d'impact.

Voici une interview de Ed Plaugher, chef des pompiers au Pentagone

Question: Aurez vous à monter sur le toit pour éteindre ce feu ?
Plaugher: Oui. Nous sommes sur le toit, nous y sommes déjà. Nous y avons des forces d'attaque du feu, avec des effectifs provenant d'autres casernes - Washington et --
Question: Est ce que vous enlevez des sections du toit pour atteindre l'incendie ?
Plaugher: Ouais. Nous faisons ce que nous appelons des saignées, c'est à dire entailler le toit, ce qui fait sortir les fumées par ces ouvertures. Puis nous amenons des lances à incendie sur la partie arrière de ces entailles, de telle sorte que le feu en quelque sorte aspire l'eau et que ça aide à l'éteindre. S'il vous plait, excusez moi, j'ai été en service toute la nuit, alors. Mais c'est à peu près la technique que nous utilisons. Nous avons plusieurs centaines de pompiers sur l'incendie maintenant venant des casernes de toute la région.

Les témoins

Certains témoins ont pu voir l'impact de l'avion sur le bâtiment. Il est intéressant d'examiner leur témoignage.

Le sergent de police du Pentagone William Lagasse, dans un email à Dick Eastman et Ken Varden (site web APFN), a écrit (voir la page sur le "CAS LAGASSE" pour le texte complet) :

From: Lagasse, William,
To: Dick Eastman

Mr. Eastman
.../... IL n'y a pas eu un virage serré, mais un virage modéré, avec une rotation vers la gauche non coordonnée qui a donné un violent mouvement de lacet lorsque le coté tribord du cockpit a heurté le bâtiment.

Ce point est très intéressant dans le témoignage du Sgt Lagasse's. Le Sgt Lagasse écrit qu'il a quelque expérience du vol, et décrit ce qui aurait pu être causé par une action brutale (non coordonnée) du pilote qui "met du pied à gauche" pendant le crash. En fait, il s'agit bien plus probablement d'un mouvement de réaction dû au choc lorsque l'avion heurte la façade sous un angle de 50 angle (40 depuis la perpandiculaire). Dans la série de dessins que j'ai faits pour la première partie du crash (voir la fin de la page précédente), approximativement jusqu'à ce que l'avant de l'appareil et les ailes soient entrés dans le Pentagone, j'ai dessiné ce mouvement de lacet à gauche. J'ai fait cela en raisonnant seulement sur la physique du choc, ne me souvenant pas de ce point dans le témoignage du Sgt Lagasse lorsque j'ai fait ces dessins. Tout cela semble cohérent à postériori : le couple autour d'un axe vertical (lacet) donné au fuselage de l'avion par le choc de l'avant sur la façade doit être bien plus élevé que le couple donné par l'aile tribord qui heurte la façade près du pilier 22 : comme je l'ai écrit plus haut, l'extrêmité de l'aile s'est probablement brisée, et l'aile se détache du fuselage de l'avion du fait de son inertie.

Dans les millisecondes suivantes de l'impact, disons après que le milieu de l'avion et les ailes aient partiellement rebondi contre la façade, ou bien aient pénétré dans le trou d'entrée, ce mouvement de lacet a dû empêcher la partie arrière de l'appareil d'entrer dans le bâtiment. Examinons quelques témoignages.

Steve Storti, qui travaillait comme pompier à Cranston , dormait dans son appartement de Crystal City lorsqu'il a été réveillé par un appel téléphonique d'un ami ". . . 'qu'est-ce qui va se passer maintenant',' s'est dit Storti, 46 ans, en allant voir sur son balcon. Alors il a vu briller quelque chose en bordure de son champ de vision. Il a levé les yeux et vu un avion de ligne avec la caractéristique du fuselage brillant et des bandes de couleur d'American Airlines. Le temps lui a semblé s'écouler au ralenti pendant qu'il observait l'avion traverser l'autoroute 395, soulever son aile gauche en passant au dessus de l'annexe de la Navy, virer serré et plonger sur le Pentagone. 'Je me souviens avoir pensé que celui qui pilotait devait savoir ce qu'il faisait,' dit Storti. "L'avion a volé droit, comme une flèche.'(sic) lorsqu'il a été engagé, approximativement jusqu'à l'empennage, il y a eu une énorme explosion"
projo.com / Barbara Polichetti / 12 Sept 2002

Le Sgt. chef Noel Sepulveda .../... a vu l'avion voler au dessus d'un hôtel proche et sortir son train d'atterrissage. La roue droite a heurté un lampadaire, le faisant voler avec un angle de 45 degrés, dit il. L'avion a tenté de se remettre en ligne, mais il a heurté un second lampadaire, et a continué à voler en crabe. "On pouvait entendre les réacteurs à plein régime", dit Sepulveda. L'avion a piqué et s'est écrasé sur le côté sud-ouest du Pentagone. "Le moteur droit a frappé en hauteur, le moteur bas au niveau du sol" dit Sepulveda. "pendant un bref instant, on pouvait voir la carlingue de l'avion collée contre la façade du bâtiment. Puis une boule de feu est partie de derrière lui." L'explosion qui a suivi a projeté Sepulveda contre un lampadaire.

Vin Narayanan "L'avion a explosé après avoir frappé le batiment, la queue s'est détachée et il [elle, cela ?] a commencé à brûler immédiatement. [it began burning]. EN moins de cinq minutes, la police et les véhicules de secours sont arrivés, a dit Vin Narayanan, un reporter de USA TODAY.com, qui était au volant près du Pentagone lorsque l'avion s'est écrasé.

Le chef Monaccio, de l'US air force a écrit à Geoff Metcalf, journaliste :

.../...
où sont les sièges, ceux sur lesquels les passagers étaient attachés auraient dû se trouver sur le sol, et aussi, où sont les passagers ? Les passagers ont été entraînés dans le bâtiment par l'avion. Certains ont été projetés par le souffle au dessus du toit de l'anneau E, encore attachés à leur siège. Je crois que tous les corps au Pentagone ont été retrouvés et identifiés, mais je crois qu'il y avait encore un ou deux passagers non identifiés (cela en octobre). Le souci de la protection des familles a dicté notre conduite et nous a imposé un respect particulier lors de la collecte des restes humains.
.../...

CMSgt John Monaccio
HQ USAF/XOFM

Carla Thompson

Carla Thompson travaille à Arlington, Virginie, dans un immeuble de bureau à environ un kilomètre du point d'impact. "J'ai levé les yeux juste au moment où l'avion s'enfonçait dans le bâtiment, je l'ai vu s'enfoncer dans le bâtiment et à ce moment là il a été simplement soufflé - rouge, tout était rouge. Tout le monde était sur les nerfs. J'étais pétrifiée.

La visite guidée

Biggert Judy. Des membres du congrès ont été convoyés sur le site pour examiner les dégâts. Le représentant Judy Biggert (R-Ill.) a fait le déplacement le jeudi. Elle a vu des restes de l'avion. "Il y avait un siège de l'avion, il y avait la queue et des fragments de métal peints en vert, dont je ne peux pas dire ce que c'était, des parties de l'extérieur de l'avion" a t-elle dit. "Cela sentait comme si ça brûlait encore."

John Judge, fondateur de "9/11 citizens watch", rapporte les faits suivants sur une de ses amies, connue sous le nom de T. Carter, qui est hôtesse de l'air à American Airlines, et enquête sur le meurtre de John Fitzerald Kennedy. Elle est citée sur la page web de l'Armée du Salut comme l'un des volontaires qui ont aidé après le 11 septembre. Elle peut être vue et entendue sur le site COPA 2002, une conférence sur les assassinats politiques. Voici le témoignage de John Judge.

Mon amie a été approchée par une autre hôtesse de l'air pour donner un coup de main en support aux équipes de déblaiment sur le site. Ce travail a été organisé par l'Armée du Salut. Le Pentagone cherchait des personnes avec des qualifications de sécurité qu'ils pouvaient agréer pour travailler près du site, et les hôtesses de l'air ont ce niveau de qualification. Les équipes travaillaient de 10h à 22h, puis pour les douze heures suivantes. Avec sa mère, elles ont signé pour une équipe de nuit le vendredi 21 septembre. Elles ont passé toute la nuit à donner des boissons aux secouristes de Caroline du Nord. .../... Il n'y a pas eu de pause jusque tôt le matin, les équipes étaient nombreuses et travaillaient sans discontinuer. Le travail était pénible et lent. Elle était dans le second de cinq groupes qui ont été envoyés là cette semaine. A la fin de son équipe, le samedi matin, le 22 septembre, on lui a proposé, ainsi qu'à d'autres hôtesses, de visiter le site. L'une n'a pas voulu, mais elle et deux autres ont pris un monospace conduit par l'Armée du Salut vers la zone. On les a fait attendre presque 45 minutes à une barrière de sécurité avant de les faire pénêtrer dans la zone démolie. Pendant qu'elles attendaient, des membres des équipes de support psychologique leur ont parlé de ce qu'elles ressentaient. .../...

Elle a vu des morceaux de fuselage d'un avion d'American Airlines, un Boeing 757. Elle a identifié plusieurs choses dans les morceaux calcinés. Elle a reconnu la peau extérieure couleur aluminium brillant, une couleur sans peinture qui est unique aux avions d'American Airlines, et les bandes rouges et bleues qui sont utilisées pour décorer le fuselage. Elle a vu des partise de l'intérieur de l'avion, qu'elle a pu identifier facilement car elle a volé et travaillé dans cet environnement pendant des années. .../... Tous ces débris étaient calcinés, mais des couleurs étaient encore visibles. Elle a vu des os humain calcinés, mais pas de chair ni de parties de corps humains. Une des sections de fuselage avait des hublots en place et la forme des hublots, des rectangles aux côtés arrondis, pas des ovales, était aussi caractéristique du 757 sur lequel elle avait volé. Elle a également vu des débris avec le logo A/A, y compris des parties de la queue de l'appareil ..../...

Ce témoignage est en contradiction avec des descriptions faites peu après le crash, décrivant les débris de l'avion, par deux officiels : Ed Plaugher, le chef des pompiers, et Terry Mitchell, en charge du projet de rénovation du Pentagone :

Q : Est ce qu'il reste des débris de l'avion ?

Plaugher : Pour commencer, à propos des débris de l'avion, il y a de petits morceaux d'avion visibles à l'intérieur pendant l'intervention dont je vous parle, mais pas de grosse section. En d'autres mots, il n'y a pas de section de fuselage ou ce genre de chose." Source.

"Q : Avez vous vu des preuves de la présence d'un avion quelque part ?

Terry Mitchell : Oui, j'en ai vu. On pouvait seulement en voir de petits débris." Source.

Comment des officiels ont ils pu dire, le 12 et le 15 septembre, qu'il n'y avait que des pièces de petite taille visibles, et des témoins amenés là le 21 septembre dire qu'ils ont vu des morceaux de la queue, avec le logo American Airlines ou des pièces de métal peintes aux couleurs de la compagnie ?

Hypothèse

Les traces, les témoignages et la dynamique de l'impact me laissent penser que la queue de cet avion n'a pas pénétré le bâtiment par le trou d'impact. Il est logique de dire que le mouvement de lacet, vu par le Sgt Lagasse, est dû à une force de réaction donnée par le bâtiment à l'avion au cours de la première partie du crash, disons jusqu'au point où la partie médiane de l'avion a traversé le plan de la façade. A partir de là, deux hypothèses peuvent être faites :

Dans cette deuxième hypothèse, les forces qui s'appliquent à la queue de l'avion pendant l'explosion sont :

Ces forces, appliquées sur deux niveaux différents de la structure, ont créé un couple qui a soulevé la queue de l'avion vers le haut. Le mouvement de lacet déjà créé par l'impact de l'avant de l'avion, a donné à la partie arrière un mouvement de rotation, la poussant vers la façade au sud du point d'impact. Un mouvement complexe a résulté de ces deux rotations : l'une autour d'un axe horizontal perpandiculaire à l'axe de l'avion, l'autre autour d'un axe vertical. Ce mouvement a projeté vers le haut la section arrière de l'appareil, dont certaines parties ont heurté la façade, et dont d'autre parties sont passées au dessus de la façade pour retomber sur les toits du Pentagone.

Le dessin ci-dessous montre l'action de cette force en regard du centre de gravité et le couple résultant qui soulève la queue de l'avion. L'onde de choc est en orange, la force aérodynamique résultante en vert, le centre de gravité en noir, la partie arrière de l'avion, avec l'empennage, en jaune.

S'il n'y avait que ce "problème de la queue de l'avion", objectivement il serait difficile de considérer cela comme une preuve de la deuxième hypothèse. Mais il y a d'autres faits y conduisant :

L'hypothèse d'une explosion est donc cohérente. L'image suivante montre le Pentagone pendant sa reconstruction, avec des calques superposés pour montrer le trou d'entrée (en rouge), l'onde de choc créée par l'explosion (en vert), certaines zones endommagées (en jaune) et différentes directions dans lesquelles les débris ont été projetés (en bleu).

L'image en calques qui suit permet de voir l'effet de cette hypothèse de "la queue de l'avion soulevée" sur le puzzle de la façade fait par XOX. Il faut bien comprendre que la position prétendue de la queue de l'appareil contre le bâtiment est très hypothétique et qu'on a choisi de faire un tracé 2D avec le maximum de simplicité. Beaucoup d'autres positions peuvent être imaginées, y compris en prenant en compte l'hypothèse de la destruction de cette partie de l'avion par l'énergie de l'explosion, ce qui rendrait compte sans doute d'une manière plus fidèle des dégâts sur les étages supérieurs du Pentagone entre les piliers 19 et 21.

Plot : 

Discussion

Il y a quelque chose de bizarre dans ce qui s'est produit avec la queue de cet appareil. Certains enquêteurs argumentent que le manque de traces de la dérive et des plans de profondeur signifie qu'il n'y avait pas de dérive, pas de plans de profondeur, pas de queue, pas d'avion, alors... quelque chose comme un missile, des explosifs disposés au sol, un avion A3 déguisé en 757, ... Franchement je n'y crois pas, pour un tas de raisons.

Mais le manque de traces là où elles devraient être, et au contraire la présence de traces entre les piliers 19 et 21, au niveau du deuxième et du troisième étage, créent une situation de confusion totale. La meilleure conclusion à en tirer est, à mon avis, que la queue de cet avion, et rien d'autre, a frappé le bâtiment à cet endroit. Mais si elle l'a fait de cette façon, il est évident qu'elle ne pouvait pas pénétrer le bâtiment à travers le trou fait dans la façade, c'est à dire ~30 m de large au rez de chaussée et 6 m de large au premier étage.

Sur un autre site d'enquête, fait par Russel Pickering, il y a une page sur l'un des débris de l'avion, probablement l'un des plus gros qu'on ait trouvé. . Russel explique que ce débris pourrait être une des portes du compartiment de l'APU [auxiliary power unit], située juste sous la queue de l'appareil. La position de ce débris du crash (au sud du point d'impact) est à l'opposé de la position de la plupart des débris du crash (au nord du point d'impact). L'analyse de Russel serait cohérente avec un mouvement vers l'arrière de la queue de l'appareil, cette porte du compartiment APU rebondissant contre le sommet de la façade du Pentagone. Cela pourrait aussi être le résultat de l'explosion qui s'est produite à l'intérieur de l'avion, l'onde de choc se propageant vers l'arrière, arrachant cette porte de ses gonds et la projettant là où elle a été trouvée plus tard sur la pelouse de l'héliport.

Tout serait cohérent si l'explication officielle était "la queue est restée à l'extérieur", et les seules questions seraient "OK, alors où cette queue a t-elle terminé sa course fatale", ou "pourquoi n'y a t-il aucune photo montrant la queue de cet avion ?". Ce manque de preuves, par des témoignages ou des photos, pourrait être expliqué par des raisons comme :

Et la seule chose qui pourrait alimenter quelques réflexions conspirationnistes serait un problème de physique : comment, dans le crash naturel d'un gros avion de ligne, qui pénétre dans un bâtiment à travers la façade, la queue peut elle être soulevée de cette manière, et comment, alors que l'avion heurte le bâtiment au rez de chaussée (principalement) et au premier étage, la queue peut-elle frapper au niveau du second et du troisième étage ? Cela serait un problème d'ingénierie difficile, mais disons que cela pourrait être laissé de côté avec l'étiquette "bizarrerie" qui est souvent la seule explication trouvée dans des événements catastrophiques de ce genre. Pas plus bizarre que certains faits dans l'attaque du Pentagone, ou dans celle des tours du World Trade Center. Simplement un sujet de discussion ésotérique entre ingénieurs qui ont une connaissance de la manière dont la structure d'un avion de ligne peut se déformer dans un crash.

Mais ce qui est plus bizarre et étrange est d'avoir des témoins, qui sont accompagnés sur le site en visite guidée pendant les opérations de déblaiement du site, qui disent "qu'ils ont vu des morceaux de la queue, de la dérive ou des plans de profondeur, avec le logo "AA" dessus". He bien, cette fois ci, c'est comme si on disait qu'une chose peut être vue au point "A" à l'intérieur du bâtiment et au point "B" à l'intérieur. Ce n'est plus un sujet de discussion ésotérique entre spécialistes, mais relève du bons sens commun : si ces éléments étaient au point "A" le 11 septembre, et au point "B" le 19, c'est parce qu'ils ont été déplacés de "A" à "B" entre ces deux dates.

On peut soupçonner une mise en scène. Le fait que les visiteurs conduits sur le site aient été des parlementaires élus pourrait signifier "nous voulons des témoins crédibles". Le fait que des hôtesses de l'air y aient été emmenés pourrait signifier "nous voulons des gens capables de reconnaître des parties de l'appareil". Dans ce but, T. Carter, l'amie de John Judge, aurait fait un très bon "relais" d'information, car elle est hôtesse et avait volé régulièrement sur cet appareil. De plus, si on s'était aperçu (par exemple au cours d'une enquête de routine), qu'elle enquêtait sur le meurtre de John Kennedy, elle aurait pu être ciblée comme une personne à fort caractère, probablement capable de maîtriser ses émotions dans une telle situation difficile, capable conserver ses capacités d'observation et de donner plus tard un témoignage de ce qu'elle avait vu. C'est la manière dont John Judge décrit son amie T. Carter et je ne doute pas qu'elle ait ce genre de personnalité.

A mon avis, nous sommes en face d'une fraude. Les éléments de la queue de l'avion qui ont été montrés aux visiteurs dans le Pentagone, une semaine après l'attaque, ont été mis volontairement en place à cet endroit. Il est vraissemblable que cette mise en scène était destinée à induire ces "témoins" à rendre compte de quelque chose qui, à cette époque, était considéré comme un élément à décharge contre ce qui risquait de laisser apparaître la vérité.

Conclusion

Certains dégâts entre les piliers 19 et 21, sur les deuxièmes et troisièmes étages de la façade du Pentagone, ne peuvent pas être expliqués sans faire l'hypothèse qu'ils ont été créés par la queue de l'appareil. Il y a des dégâts bizarres sur les toits du Pentagone. Certains témoins rapportent un "mouvement de lacet" de l'avion, ou que des morceaux de la partie arrière de l'appareil sont restés visibles un court instant, comme collés sur la façade. L'un des officiers de sécurité (Sgt Monaccio) a témoigné, probablement très tôt et avant qu'on ait verrouillé l'information, que des sièges avec des passagers encore attachés dessus ont été projetés verticalement "au dessus du toit de l'anneau E". On a fait visiter le chantier de secours et de déblaiement dans le Pentagone à certaines personnes, et deux d'entre elles disent avoir vu la queue de l'appareil, avec les plans arrière et/ou le logo. Il est vraisemblable qu'il s'agit d'une mise en scène. En réalité, ce mouvement de la queue de l'avion pendant le crash, s'il a été enregistré correctement par la caméra de sécurité et par d'autre cameras video, pourrait constituer une indication, sinon une preuve qu'une bombe a explosé à l'intérieur de l'avion, et donc que la version officielle de l'attaque ne tient pas. Fabriquer cette "contre preuve" doit être considéré, comme la mise sous séquestre des videos du crash, comme une tentative de masquer l'explosion de cette bombe et ses conséquences.


Voici ce que John Judge m'a écrit à propos de cette "visite".

Les hôtesses ont été invités en groupe pour aider sur le site de déblaiement parce qu'elles avaient déjà les autorisations de sécurité et obligations de confidentialité nécessaires pour leur travail. T. Etait parmi plusieurs d'entre elles, et ils ne savaient rien de son travail sur le cas JFK. Il n'y a pas eu d'autre raison. Elles est venue avec sa mère pour une équipe de nuit. .../... On lui a proposé, à elle et à d'autres hôtesses, à la fin de la nuit, de voir le site du crash. Plusieurs ont refusé, pour des raisons émotionnelles, et elle aurait bien pu le faire car elle avait perdu sa meilleure amie et ses collègues de travail dans ce crash. Mais elle est courageuse et a du caractère, et elle est une enquêtrice née, donc elle a dit d'accord et on l'a emenée sur le site et laissée entrer dans le bâtiment avec quelques autres.